Partager l'article ! Niort et Ste Pezenne (suite n°2): Niort et Ste Pezenne (suite bis) &n ...
La tour du télégraphe Chappe, 22 rue du Vivier.
Située sur le terrain du service hospitalier "Les Terrasses" cette tour crénelée qui supportait le sémaphore est en assez bon état de conservation malgré une absence de
restauration.
Les anciens bains Juin, 28 rue Baugier. Ce très bel immeuble des premiers bains-douches niortais, construit en 1804 entre deux bras de la Sèvre niortaise, est particulièrement remarquable par sa partie antérieure en forme de tour qui abritait les machines. L'esthétique hispanisante de sa façade serait l'œuvre d'un architecte mexicain. L'établissement de bains cessa son activité dans les années cinquante pour devenir une maison d'habitation. Un projet de transformation en hôtel serait actuellement à l'étude. (propriété privée inscrite à l'Inventaire des Monuments Historiques.) Ce projet qui aurait permis de remettre en état un très bel immeuble à l'emplacement unique ne verra pas le jour ; on risque désormais de le voir se délabrer un peu plus au fil du temps faute d'entretien.
· La ferme de Chey, au lieu dit Chey était une métairie dépendant de l'abbaye de Saint-Liguaire. Un appui de fenêtre mouluré daterait de la fin du Moyen Âge et une porte à encadrement chanfreiné du XVIIIe siècle.
· La prison panoptique du XIXe siècle
· La rue Ricard et ses dragons de bronze. Dans la principale rue commerçante de la ville se dressent quatre dragons en bronze tout droit sortis de la Sèvre niortaise. L’origine de ces dragons est tirée d’une légende qui raconte la victoire d’un chevalier ayant vaincu une de ces bêtes qui hantait le marais poitevin à la fin du XIIe siècle.
Ces quatre figures élevées au rang d’œuvre d’art continuent, comme dans la légende, à hanter la ville, mais avec une fonction plus pratique : celle de séparer l’espace piéton de celui réservé aux voitures.
· Maisons anciennes :
o Le Logis d'Hercule. Cette taverne du XVIe siècle est célèbre pour avoir été le lieu où se serait déclaré le premier cas de la peste au XVIIe siècle. (Propriété privée)
o Au 30 rue Saint-Jean, il y a la maison dite du Gouverneur, qui date du XVe siècle.(Propriété privée)
o Au n° 3 de la rue Petit Saint-Jean se trouve l'hôtel d'Estissac élégante demeure Renaissance. (Propriété privée)
o Au n° 5 de la rue du Pont se trouve l'hôtel de Chaumont, de la fin du XVe siècle, maison natale de Françoise d'Aubigné. Prison royale depuis le milieu du XVIe siècle jusqu'au milieu du XIXe siècle. (propriété privée)
o Au n° 55 de la rue Saint-Gelais, la maison de la Vierge : cette demeure à pans de bois du XVe siècle, actuellement presqu'en ruine, appartenait à une famille très connue. Elle tire son nom d'une statue de la Vierge située dans une niche de la façade. Une poutre en bois, dans la partie basse, lui donne un aspect encore plus remarquable. À l'intérieur, seul l'escalier est d'origine.
o Au n° 63 de la rue Saint-Gelais, l'hôtel de la Roulière, construit en 1830 par l'architecte Pierre-Théophile Segretain pour le maire de Niort, Jean-Victor Chebrou de la Roulière.
o Ancien Hôtel de La Marcardière, 13 rue Jean-Jacques-Rousseau. Avec des colonnes jumelles ioniques, son portail, unique vestige de l'ancien hôtel de La Marcadière, est caractéristique du XVIIIe siècle. Il donne accès à une cour où se trouve un pavillon daté de 1878 et une maison d'habitation de la seconde moitié du XIXe siècle. (Propriété privée)
o 27 rue de la Juiverie, une maison ancienne et tour d'escalier de la fin du Moyen Âge et du début de la Renaissance,
o La villa d'Agesci dite la Maison
Rose, 50bis avenue Alsace-Lorraine, d'influence toscane aux murs recouverts d'un crépi rose, elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
5.1 Economie/Industrie
Laiterie
Jean-Luc Moreau
Le nouveau président de la Laiterie coopérative d'Echiré, jovial agriculteur de 44 ans, élève un troupeau de 90 prim'holsteins à La Foye-Monjault. Pour la légende, on
aurait préféré des parthenaises, mais il paraît que ce n'est pas la race de la vache qui fait du beurre d'Echiré le meilleur du monde: c'est l'herbe qu'elle mange, du bon fourrage garanti terroir
et non OGM, l'utilisation ancestrale d'une baratte en teck et l'eau pure de la source jaillissant au milieu de la cour. La zone de collecte du lait n'a pas bougé depuis la création de la
coopérative, en 1894. Les 60 adhérents actuels fournissent 20 millions de litres par an aux 35 salariés de la laiterie (12 millions d'euros de chiffre d'affaires, pour 1 000 tonnes de beurre et
300 de crème). Alors que ce marché régresse, celui des produits d'Echiré ne cesse de progresser, notamment à l'étranger (déjà 20% des ventes). Les Japonais s'arrachent les fameuses bourriches en
bois à 30 euros le kilo, tandis qu'en France, hormis dans le Poitou-Charentes, où on peut le trouver en grandes surfaces, le beurre d'Echiré est réservé à la crème des fromagers.
Maaf
Jean-Claude Seys
Le patron de la Maaf est non seulement une figure niortaise, mais aussi une personnalité réputée au Mans, où il a été appelé, en 1998, pour sauver les MMA. Et c'est
encore une tête d'affiche des milieux financiers parisiens - poursuivi, comme plusieurs acteurs de poids, par la justice américaine dans le cadre de l'affaire Executive Life et doté d'un solide
réseau, constitué au cours d'une longue carrière dans la banque. A 65 ans, cet abonné au train, ancien d'HEC et de l'Institut européen d'administration des affaires, est parvenu à bâtir le
quatrième groupe d'assurances français. Mais alors qu'il s'apprêtait à prendre du champ, il vient d'être contraint de jouer les prolongations, après l'éviction surprise de son «dauphin», désavoué
par les agents généraux de MMA. Une nouvelle organisation collé-giale a été mise en place et Seys présidera un holding qui coiffera l'ensemble Maaf-MMA. La maison de campagne de Grasse, les
parties de pêche en bateau et ses projets d'écriture - un livre «pour mettre en forme mes idées sur le management» - devront encore attendre... Bruno Abescat
Equipements de cuisson
Antoine Thomas et Laurent Colas
Ils cherchaient une entreprise entre Brest et Bordeaux, pas trop loin de l'île de Ré, où est amarré le dériveur de Laurent Colas. Les deux compères trentenaires, qui se côtoient depuis l'école, à
Reims, ont investi toutes leurs économies, en 2003, dans la société ENO - anciennement Haineaux, une entreprise lorraine de fabrication de poêles en fonte, fondée en 1909 et délocalisée à Niort
en 1914. A la suite d'une judicieuse reconversion, la voici devenue le seul fabricant français d'équipements de cuisson à gaz pour la marine de plaisance (7,5 millions d'euros de chiffre
d'affaires): ses plaques, cuisinières et fours, montés sur cardan pour contrecarrer la gîte des bateaux, détiennent 80% du marché national de la voile. L'usine, qui employait jusqu'à 500
ouvriers, réputés «rouges» dans les années 1960, aux beaux jours de l'électroménager, ne compte plus que 60 salariés, embarqués sur le même bateau que leurs jeunes patrons, Laurent Colas,
l'ingénieur et DG, et Antoine Thomas, le commercial et PDG. Mais les deux voileux savent mener leur barque: ENO s'est aussi imposé comme le leader français de la plancha - instrument de cuisson
en vogue, d'origine espagnole - doublant sa production d'un an sur l'autre.
Musées
Christian Gendron
A 57 ans, ce fils de forgeron de campagne a deux credo: la culture est «pluridisciplinaire» et «quand on sait leur en parler, les gens s'y intéressent...» De ces postulats naît un projet: faire
cohabiter, sur 5 000 mètres carrés, des trésors d'histoire naturelle, de beaux-arts et des outils scolaires pour raconter l'école. Ce sera le musée Bernard-d'Agesci, dont l'ouverture est prévue
au début de 2005. «C'est un peu mon bébé», ose le directeur des musées de la CAN, qui, en passionné d'instruments à cordes, allie aussi l'utile à l'agréable: une salle sera réservée à Auguste
Tolbecque, grand luthier local du XIXe siècle. Parce que «montrer les spécificités d'une région est essentiel». L'ancien conservateur adjoint du musée de Poitiers (1970-1977) n'en démord pas: «Je
ne suis satisfait que si j'ai beaucoup appris dans la journée...» Depuis plus de six mois, Christian Gendron gère également une vaste exposition itinérante consacrée à la Chine.
«Pluridisciplinaire», insiste-t-il... Antoine Gazeau
Scène nationale
Bernard Bonnet
Son maître mot: la fidélité. Il dirige le Moulin du Roc depuis son ouverture, en 1987, entouré de 32 salariés, dont plu-sieurs ont accompagné ses premiers pas à la tête
de la scène nationale. Descendu de la capitale pour enseigner à Niort, cet agrégé de lettres s'est finalement retrouvé à la barre d'un vaisseau culturel, qui reste en situation de
«quasi-monopole» dans la communauté d'agglomération niortaise. «C'est pourquoi nous nous devons d'être pluridisciplinaires», revendique-t-il. Chaque année, 40 000 spectateurs - auxquels il faut
ajouter les 20 000 de la programmation jeune public - adhèrent au projet, qui fait la part belle à la danse et au théâtre contemporains. «Cette saison, sept spectacles voient le jour ici», se
réjouit le meunier en chef qui ne règne pas que sur un plateau. Le Moulin du Roc abrite aussi un cinéma d'art et d'essai, géré au quotidien par Jacques Morel, et deux espaces d'exposition que le
maître des lieux supervise avec la complicité de Sylvie Bourdin. A 57 ans, Bernard Bonnet est un directeur épanoui. D'ailleurs, le ministère de la Culture vient de le lui confirmer: son mandat
est reconduit jusqu'en 2008.
Football
Les Chamois
niortais
-----------------------------------A suivre -----------------------
Derniers Commentaires